Trois poèmes, la liberté aprés ce 14 juillet chaotique,  la plage de Malo qui me fascine toujours et la fonction de l'écrivain ...

La plage de Malo Bray-Dunes

Éternité quotidienne

 

Depuis mille et mille ans, ce sont les mêmes vagues

De notre mer du Nord qui à chaque marée

Balaye le sable blond de cette immensité,

La nivelant un jour et l’autre jour la drague.

 

Héritier Flandrien de cette immensité,

Littorale vastitude de mer et de sablons,

Beauté originelle de ce septentrion,

Je marche sur l’estran par ce doux soir d’été.

 

Depuis mille et mille ans, toujours la même plage

Que l’homme foule en ce septentrion,

Longeant les blondes dunes, les yeux sur l’horizon,

Nourrissant en son cœur ses désirs de voyages.

 

Dans cette plénitude, je vis émerveillé

Tourné vers l’infini, où le soleil descend

Moirant les vagues de vifs reflets d’argent,

Ce grandiose tableau, moment d’éternité.

 

Depuis mille et mille ans, c’est le même soleil

Qui brille sur les flots, réchauffe les sablons,

Et quand le soir revient, sacrifiant ses rayons,

Se noie dans le silence en notre mer vermeille.

 

Ultime sacrifice, Hélios rubescent,

Dans le ciel sans nuages, inonde de grandeur

Et la plage et les cieux et, quand arrive l’heure,

Rougeoie la mer au loin et se noie dans son sang.

 

20200707

Liberté

 

Ainsi, il a fallu

Que le serment d’un jour

Devienne réalité

Et que nos couleurs flottent

Sur Strasbourg libérée.

 

Ainsi, il a fallu

Que les tirs s’arrêtent,

Que le clairon résonne

Pour qu’on y croit un jour,

Pour qu’on y croit toujours.

 

Ainsi, il a fallu

Que les forces de l’ombre

Sortent des caves et des forêts,

Avec leur seul courage

Pétri de volonté.

 

Ainsi, il a fallu

Que l’ennemi capitule,

Que nos armées victorieuses

Défilent sur les champs

Entourés par la France éternelle.

 

Ainsi, il a fallu

Que les Français espèrent,

Que les Français se battent

Et se relèvent en chantant

Le mot de LIBERTE.

 

Dominique Lecat

20200508

Un écrivain qui meurt.

 

Un écrivain qui meurt

C’est une main immobile

Ce sont des mots non écrits

Des plumes muettes

Une parole qui s’éteint

Un esprit qui s’envole.

 

20200628