top of page

le corps et le voyage

 

Le corps s’étend, tranquille, aux frontières du monde,
Comme une île offerte à la douceur du soir ;
Au loin glisse un vaisseau chargé de sa mémoire,
Sous le ciel où le rose à la lumière abonde.

​

La chair devient falaise, et la hanche une onde,
Un continent secret que nul ne peut savoir ;
Cependant les rameurs poursuivent leur devoir,
Vers quelque ancien pays que l’horizon seconde.

​

Qui voyage vraiment : le navire ou le corps ?
L’un traverse les mers, l’autre invente ses ports,
Et chacun porte en soi sa part d’inaccessible.

​

Peut-être sommes-nous ces deux rêves mêlés :
Un peu de chair offerte aux rivages possibles,
Un peu de vent cherchant des ailleurs étoilés.

​

20260917

​

Sur un tableau de Francis Denis

Image ChatGPT 21 oct. 2026, 16_23_38.jpg
bottom of page